Peintures à l'huile
Quarante passés, originaire de Perpignan, je considère ma vie comme une esquisse infinie. Elle n'est que pensée créative de toute heure, de toute saison.
Depuis 2008, j'ai abordé la finition de ce mécanisme de création qui, c'est une évidence, m'isole de mon environnement. C'est un bien aussi pour mes ébauches...
Je suis totalement assujettis à mon univers et non à celui que l'on m'imposerait.
Une fois la porte ouverte, le calme est nécessaire, la solitude est appréciée, je passe d'un monde profane à une atmosphère sacrée. Tandis que m'épuise passionnément aux finitions, mon esprit met ne place d'autres interprétations surréalistes.
Mes influences : elles ne sont ni techniques, ni artistiques. Mon expression picturale est évolutive et, sans explication aucune, rend hommage à ceux et celles qui croisent ma route et partagent un instant ma vie puis deviennent durablement des amis.
J'ai demandé à un ami de mettre des mots sur mon travail, j'aime bien cette image. Elle est le fruit d'une symbiose entre l'amitié et la perception intelligente des valeurs humanistes de deux êtres si différents, finalement.
« Le visiteur qui va prendre le temps de découvrir la peinture de Philippe LLECH pour la première fois a bien de la chance. Il va entrer, à l'invitation du peintre, dans un univers de couleurs franches et de formes mouvantes qui parviendront, je le crois, à lui faire ressentir ce qu'il y a d'essentiel dans l'art - mais aussi dans la vie - et que parfois nous éludons : l'émotion.
Sous certains mots, comme sous certaines pierres des montagnes catalanes, il peut y avoir des trésors. L'émotion ? Les latins nous disent que l'émotion, c'est le mouvement.
L'émotion ?
Elle se fait amour et éclate dans la peinture de Philippe LLECH qui incarne si charnellement les mouvements lascifs de ces danseuses de flamenco, parées de sang et d'or. Débauche de lumières et de couleurs.
Elle souffle d'aventure dans les voiles gonflées de ces galions d'encre de Chine qui ont à jamais levé l'ancre vers la langoureuse Asie de nos poètes maudits. Riche sobriété de noirs et de blancs mêlés.
Elle perce de mystère dans les serrures sans clefs, les notes de musique sans portées, les livres et les yeux ouverts, les bouches pulpeuses récurrentes qui, de toiles en toiles, parsèment l'ensemble de l'oeuvre comme autant de codes à déchiffrer.
Elle nous donne à voir les anciennes solidarités oubliées, les amitiés d'un temps passé, ressuscitées dans ces hommes des villages, de la Cerdagne jusqu'à Collioure, attablés autour d'un verre de muscat doré, écoutant le chant d'un ménestrel envouté par une danseuse d'époque ... Message universel.
Sous ces traits de peinture fluide, comme sous l'onde des torrents catalans, il y a de manière certaine, des trésors à découvrir. Ceux qui composent les fantasmagories de Philippe LLECH reflètent ses longues maturations intimes et, ce qui est rassurant, c'est qu'à 40 ans passés, son univers mental est toujours renouvelé et fécond. Son œuvre gagne, avec le temps, en richesse et en cohérence.
Je vous souhaite une belle promenade parmi les toiles de ce peintre en mouvement. »
JFM, mars 2012"
Philippe LLECH, pseudo « ph.neutre », pour éviter d'être peu concerné et trop en colère !
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